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En juin, la june !

Ceci est la version provisoire d’un modeste article de vulgarisation (un de plus !) pour présenter une magnifique invention en lien avec les articles précédents et proposer des relais vers d’autres sites : internet regorge déjà de propos et films très pertinents concernant la « june » (symbole : Ğ1). Par exemple notre site mayennais (et ornais). Merci d’avance pour vos commentaires. Je l’agrémenterai progressivement d’images.

Dans l’article d’avril, il était question de résilience : diminuer notre dépendance donc notre vulnérabilité, et inversement. La Ğ1 y était évoquée. Dans celui de mai, des sains mets… de plus en plus accessibles en Ğ1 !
A suivre : la créativité de certaines minorités bien motivées. (En juillet : repose-toi, c’est l’été… en août : oublie tes doutes… ou entreprends de douter du doute — inspiration bouddhiste).

S’autonomiser et se libérer du système occidental de croissance infinie, voué à l’échec (voire à la catastrophe) dans notre monde fini

p8150767.jpgDe nombreux collectifs en tout genre se sont lancés dans la mise en pratique de l’autonomie dans un nombre croissant de domaines de la vie quotidienne.

La liberté semble de plus en plus limitée dans notre société dite libérale (et le néolibéralisme est encore pire).

En matière d’autonomie et de liberté, la banque et la monnaie restent souvent des bastions immuables : de vrais bunkers !

Les monnaies locales complémentaires (MLC) sont une All-notes-picture-600w Totnes £formidable avancée, notamment pour la prise de conscience qu’il n’y a pas plus de monnaie unique qu’il ne devrait y avoir de pensée unique. Le film documentaire « Demain » fait la part belle au mouvement international des Villes & Territoires en Transition (qui a beaucoup promu les MLC) et à son humble fondateur plein d’humour, Rob Hopkins. Le billet de 21 £ (livres locales de Totnes, « Totnes Pound »), ça vous rappelle quelque chose ?

Pourtant, ces monnaies locales complémentaires (connectées en mouvement national et international sans hiérarchie) sont adossées à l’euro, donc tributaires de la monnaie officielle, vulnérable et objet de prédation de spéculateurs sans scrupules (la majeure partie d’entre eux sont de surcroit des robots !). De plus il faut posséder des € pour acquérir ces monnaies. Alors comment s’en sortir ?

Le Collectif Monnaie Mayenne né en 2012 était issu de Mayenne en Transition et d’AgitaSEL. Il portait ce rêve de MLC avec son corollaire, les circuits courts.
Il a évolué vers la monnaie libre en 2015, avec le projet du Sou, et nous avons baptisé de ce nom  l’association qui promeut la Ğ1 en Mayenne et Orne.

Bonne nouvelle : une alternative sérieuse est opérationnelle

Des petits malins ont trouvé une brèche étonnante et détonante… et s’y engouffrent de plus en plus nombreux. Ils se reconnaissent dans le vaste mouvement des « communs » (souvent appelés « biens communs » ce qui est restrictif). La politologue Elinor Ostrom est la grande théoricienne des communs : très inspirante, elle a obtenu de nombreuses reconnaissances officielles, et même le Nobel d’économie en 2009 (c’était la première fois qu’il était décerné à une femme).

Ces pionniers ont développé un système de monnaie-revenu de base. Ce système s’appuie sur la Théorie Relative de la Monnaie patiemment élaborée et décrite par Stéphane Laborde, mathématicien perplexe devant le creusement des inégalités économiques.

Cette alternative est généreuse et porteuse d’équité !

Ou inversement : le souci d’équité a donné naissance au principe de co-création monétaire.

Ainsi chaque membre co-crée la monnaie, et la perçoit aussitôt, le montant étant exactement le même pour tous. On retrouve ici le principe du revenu de base ou revenu universel, dont il existe moult théories et variantes. J’aime l’appeler revenu inconditionnel… d’existence digne. 

Article 22 de la Déclaration Universelle des Droits Humains (1948)

Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l’organisation et des ressources de chaque pays.

Concrètement, à la mi-juin 2018, après 15 mois et 1 semaine de fonctionnement « en vrai » (faisant suite à des années de recherche, développement et tests par une « communauté » de plus en plus vaste), la première « monnaie libre » au monde, appelée Ğ1 (« june »), compte 1137 membres co-créateurs de monnaie, qui tous perçoivent leur « dividende universel » quotidien. Il leur a fallu pour cela être acceptés dans la « Toile de Confiance » grâce à la certification (cooptation avec garantie) de 5 membres. Ils échangent de plus en plus de biens et services, à distance ou sur place, avec ces Ğ1 tombées du ciel !

Magique ? Incroyable ? Enigmatique ? Suspect ? Quelques vidéos et articles vous montreront que c’est simple et complexe à la fois. Simple comme un aboutissement parfois laborieux, évident comme l’arrivée à un sommet après une ascension semée de difficultés.

La cerise sur le gâteau, c’est que toutes les projections dans le temps montrent que la monnaie libre tend à réduire les inégalités. En effet, le souci d’équité de son fondateur concerne non seulement la dimension spatiale — l’accès à la monnaie à un moment donné — : elle s’applique aussi dans le temps, entre les générations qui coexistent à ce moment donné et avec celles qui viendront ensuite.

Liberté, égalité, fraternité… et créativité !

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. » C’est l’Article Premier de la DUDH.

Les événements organisés entre libres monnayeurs sont remarquablement fraternels. Organisation légère, autogestion et entraide spontanées pour le reste, grande sérénité… Qu’il s’agisse des Rencontres des Monnaies Libres (4 journées et bientôt davantage, deux fois par an depuis 6 ans), ou d’autres rencontres, comme celles du premier anniversaire de Madame Ğ1 à Mayenne ou Toulouse.

De plus, le foisonnement créatif est époustouflant… La monnaie libre libère l’imagination et la générosité ! D’un point de vue psychologique, elle soigne notre petit moi blessé par la peur de manquer (combien de fois avons-nous entendu dès notre tendre enfance « c’est trop cher » et autres petites phrases qui nous ont conditionnés à notre insu et pour longtemps ?).

  • une ébauche de ce que la monnaie libre pourrait faciliter dans le vivre ensemble à tout âge… (dernier quart de l’article).
  • Un atelier (ImaJune mai 2018) pour aider  les utilisateurs à exprimer le potentiel qu’ils entrevoient et à extrapoler dans le sens de leur aspirations (d’autres ateliers suivront, à la demande de groupes locaux et lors d’autres événements)

La créativité concerne aussi les alternatives non numériques pour permettre à toute personne d’utiliser la monnaie libre même sans ordinateur ni téléphone « intelligent ». Livrets d’échanges, billets éphémères, cartes de paiement… La recherche et l’expérimentation vont bon train. Au Sou nous avons toujours tenu à n’exclure personne (a fortiori pas les « exclus »).

 « Rien n’est plus puissant qu’une idée dont le temps est venu« 

Variante parmi d’autres : « Rien n’arrête une idée dont le temps est venu. » En cherchant (en vain) la source de cette citation attribuée à Victor Hugo, parce que la monnaie libre m’évoque vraiment ça, j’ai lu que le bitcoin était une telle idée dont le temps est venu… Parlons-en brièvement pour dissiper des malentendus.

  • Bitcoin et Ğ1 ont en commun d’être des crypto-monnaies numériques utilisant la technologie « Blockchain » (chaîne de blocs informatiques, en réseau, donc décentralisés) pour sécuriser les transactions.
  • Le Bitcoin est vorace en énergie donc grand émetteur de gaz à effet de serre, alors que le système de la Ğ1 est très économe, pour des raisons d’écologie et de résilience (en cas d’effondrement majeur incluant internet, il serait possible de jalonner un territoire de petites antennes-relais pour les usages essentiels, dont la monnaie libre, très peu gourmande en « bande passante »).
  • Le Bitcoin favorise la spéculation, l’accumulation, la concurrence… en revanche la Ğ1 stimule la coopération et la solidarité. Ce n’est pas un hasard si son nom est féminin.
  • Enfin… le Bitcoin est très opaque, depuis sa création mystérieuse. La Ğ1 est d’une transparence absolue, jusqu’aux transactions et à leur libellé.

Quand bien même nous n’aurions plus aucun réseau informatique actif, nos échanges ne seraient pas paralysés par la panne des banques et du système monétaire non libre (comme c’est hélas arrivé très souvent en cas de crise économique majeure). Nous savons, pour l’avoir expérimenté depuis longtemps dans les SEL (systèmes d’échanges locaux), que nous pouvons créer notre propre monnaie. Nous avons la preuve aujourd’hui qu’à l’échelle d’un quartier, d’un village ou davantage, nous pouvons même créer notre monnaie-revenu !

Et les sains mets de mai ?

Autre bonne nouvelle : avec l’augmentation du nombre de membres et les échanges qui décollent, de plus en plus de biens et services sont proposés en monnaie libre, dont des denrées alimentaires (confitures, sirops, légumes, fruits, plats préparés, bière artisanale, etc.), des semences, des plants… Il est même question de diagnostics de la demande potentielle local pour faciliter la création d’activités ayant pour débouché (principal, unique ou secondaire) les libres monnayeurs, aussi appelés « junistes ».

capucines, amarantes et pois.png
Capucines (fleurs, feuilles et graines), amarante, sedum, bleuets des champs, fenouil et pois, miam ! (au milieu : œillets d’Inde, non comestibles mais tellement beaux, et utiles au potager !)

 

 

 

 

 

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En mai… régale-toi de sains mets !

(suite de « En avril, prends conscience du péril » – A suivre courant juin : « En juin, la june »)

Un aspect que les « collapsologues » ne traitent (presque) pas dans les vidéos, et ce n’est pas étonnant tellement c’est tabou, c’est l’alimentation. La descente ou la sobriété alimentaire est pourtant un enjeu essentiel de la résilience, puisque le manque de nourriture est une peur primordiale.

Livre

Qu’est-ce qu’on mange ?

De plus en plus de personnes en chemin vers une vie plus consciente expérimentent voire adoptent une alimentation qu’on peut qualifier de « résiliente » (participant à la moindre vulnérabilité en cas de choc, catastrophe, effondrement…). Alimentation végétalienne, jeûne périodique, alimentation sauvage, alimentation vivante, « crusine » (cuisine gastronomique sans cuisson) et même alimentation prânique, à base de lumière

… et de méditation ou similaire (voir l’histoire de nombreux mystiques et des exemples de non mystiques aujourd’hui).

Livre La cuisine saine des 4 SaisonsOn ne change pas d’emblée son alimentation, le corps a besoin de s’adapter, l’esprit aussi. Et c’est lié à de nombreux facteurs qui déterminent ensemble notre « taux vibratoire ».

Se nourrir, oui… pas seulement de matière comestible ! Notre être se nourrit de joie, d’enthousiasme, de lumière, de mouvement, de lien au vivant, de beauté, de vie spirituelle, de gratitude, d’Amour… et de plaisir en mangeant !

  • Et quand on parle de matière comestible, il y a si peu en commun entre ces 2 extrêmes :
    • un repas industriel à base de viande, graisses et sucres (et bien salé), riche en pétrole (mais si : les pesticides, les engrais chimiques, les phtalates qui se détachent du plastique à chaud ou simplement avec la graisse…) et donc en poisons… Sans exagération hélas, trois fois hélas.Livre Cueillettes sauvages sans risques
    • un repas de cueillettes sauvages : racines peut-être, feuilles, fruits, fleurs… ça peut donner l’impression d’être « de la flotte » mais c’est très nourrissant, car riche en nutriments authentiques, et c’est de l’alimentation « vivante » tant que c’est bien frais. Ça peut aussi être cuisiné à cru, voire sophistiqué, gastronomique, exquis !CERTAINS L'AIMENT CRU
  • Attention le corps a besoin d’une transition douce vers tout nouveau régime par exemple pour la consommation des plantes sauvages.
  • Ne perdons jamais de vue que chaque individu a un métabolisme unique !

Manger en pleine conscience de Jan Chozen BaysLe livre Manger en pleine conscience relativise beaucoup de croyances et d’idées reçues, et reconnaît 7 types de faim, en prenant acte qu’on mange parfois par compensation ou autre sans juger ni culpabiliser.

La raison n’est pas seule aux commandes, loin s’en faut :
manger fait partie des pulsions archaïques
et donc peu rationnelles !
De surcroît c’est lié à Maman… à la petite enfance…
à la peur de mourir…

De nombreux ateliers et stages sont proposés pour s’initier,
faites votre choix en conscience !

villesentransition.png

A vos commentaires !!!

Facilitons et pratiquons le covoiturage !

« Le covoiturage : le plein d’avantages ! »
pour les organisateurs, les participants potentiels, l’environnement…
Les maigres inconvénients ne font pas le poids !

Nous vous encourageons à interpeller systématiquement les organisateurs d’événements en tout genre sur ce qu’ils ont prévu pour faciliter le covoiturage (ci-dessous quelques canaux, en vert). Certains écrivent « pensez à covoiturer ! » : un vœu pieu c’est mieux que rien…

Covoiturons, pour

– pouvoir participer si on n’a pas de véhicule ou pas de quoi l’abreuver, ou pas envie de conduire la nuit, etc.

– ne pas se « dégonfler » (renoncer au dernier moment), et ne pas  y aller seul-e, ne pas se trouver seul-e sur place,

– en profiter pour faire connaissance et passer un moment agréable,

économiser du carburant (euros, énergies fossiles — ou électricité si hybride) —, limiter les émissions de gaz à effet de serre et autres nuisances

sur place : limiter l’étalement du stationnement, la surface de terre tassée par les véhicules, le temps de stationnement, la distance à parcourir depuis la voiture, etc.

à vous de compléter… (en commentaire, et nous intégrerons votre commentaire)

Comment faciliter le covoiturage quand on organise quelque chose ?

– on peut indiquer un site de covoiturage, et créer un événement sur certains sites,

– on peut proposer un contact (@dresse et téléphone) de quelqu’un qui coordonne, en général il y a très peu de demandes et c’est une tâche très légère,

– on donne un numéro de tél. (fixe de préférence) pour les non-internautes,

– si les participants sont peu nombreux et d’accord pour faire voir leurs @dresses, un courriel collectif peut suffire, en donnant ou demandant les lieux de départ,

– on peut ouvrir un document collaboratif sous forme de tableur, si possible sans obliger les personnes à donner leurs coordonnées (diverses astuces sont disponibles)

– on peut ouvrir une page de commentaires dans un blog ou similaire sur internet, ou utiliser la page qui annonce l’événement si elle est ouverte aux commentaires : les intéressé-e-s y inscriront leur offre ou demande (avec les informations mentionnées en rouge en début d’article), et comment les joindre (recevoir automatiquement les nouveaux commentaires ?).

Informations (rubriques) : nombre de places, lieu précis, date, créneau horaire, contrepartie souhaitée, conditions, remarques…

Nous proposons aussi cette page pour que vous inscriviez vos offres et demandes sous forme de commentaire pour des événements dont les organisateurs n’ont rien prévu.  Vous pouvez demander à être informé-e automatiquement quand un nouveau commentaire est publié.

à vous de compléter ci-dessous, et nous enrichirons l’article grâce à votre commentaire, merci d’avance !

En avril, prends conscience du péril…

Kanar Kaddie terre

(la suite le 1er mai ! et en juin) par Anne Amblès –

Ci-contre et les 2 « humours » suivants : ©Kanar.be (avec notre gratitude)

Effondrement en vue ! nous disent les « collapsologues » qui voient que notre Titanic n’a plus assez de marge de manœuvre pour éviter le gigantesque iceberg.

Collapsologues = spécialistes de l’effondrement. Un jeu de mots pour dédramatiser : apocalypse ou Happy Collapse (« effondrement heureux », en anglais prononcé à la française).

Kanar pic pétrolierAlors est-ce que la transition toute douce a encore un sens ? Ou faut-il préparer « le jour d’après » qui sera plutôt « l’année d’après » à en croire ces spécialistes ?

A mon sens, la préparation dans la tête et dans le cœur est un facteur essentiel de résilience : ainsi nous serons moins pris au dépourvu, moins démunis, moins dans un accablement de victimes (ou d’autruches qui ne comprennent plus rien en relevant la tête).

Kanar prix du petroleEvidemment, nous préparer en aménageant nos modes de vie, collectivement, est aussi essentiel, et même s’il est déjà trop tard pour une réelle adaptation massive, chaque petit pas effectué avant l’éventuelle déflagration limitera les dégâts. La crise systémique de la société occidentale est déjà manifeste, en filigrane…

Pour lire et écouter les « collapsologues » : en priorité les livres co-écrits par Pablo Servigne, jeune papa, et les articles d’Yves Cochet, jeune septuagénaire (article phare dans Libé). Suggérez à votre médiathèque d’acquérir Comment tout peut s’effondrer et L’entraide, l’autre loi de la jungle. Le site de Pablo est une mine d’informations. Voyez aussi les publications de Benoît Thévard. Ainsi que Régis Chamagne, avec une sensibilité et un ton différents.

Vidéo : l’embarras du choix… vous pouvez commencer par la web-série documentaire NEXT, courtes vidéos progressives réalisées grâce au financement participatif. D’autres vidéos seront alors suggérées par internet.

2 minutes animées et la question « comment prendrez-vous le tobbogan ? »
… la Transition prépare un parachute pour la fin.

Et un ajout d’août 2018, toute une série de documents : « la fin est proche », par « Arrêt sur Images« .

L’Institut Momentum  regroupe des chercheurs en pointe.

A notre avis, tout ce qui mène vers davantage d’autonomie et de lucidité, en tout domaine, nous rend moins vulnérables. En commençant par les activités qui nous mettent en lien, qui positivent notre interdépendance. Car qui dit lien dit confiance, entraide, échanges, mieux-être. C’est pourquoi le lien est le premier facteur de résilience d’une communauté, d’une société (historiquement, actuellement…).

 

Transitiontowns-e1284939940519
En couverture du Manuel de Transition, 2010

Transition-Barrie-LogoLa plupart des participants au groupe Mayenne en Transition (très actif de 2010 à 2015) sont engagés dans l’aventure de la monnaie libre, au sein de l’association Le-Sou et de la communauté des utilisateurs de la première monnaie libre au monde, la Ğ1. Une utopie sociale en marche ! logoSouBienvenue aux pionniers et aux curieux ! Aux pessimistes aussi. Certes l’appui sur internet — point fort actuel : décentralisation, gestion collaborative, sécurisation — pourrait devenir le point faible de la monnaie libre en cas d’effondrement total, mais justement Le-Sou œuvre pour développer les circuits courts et les liens.

dessin 2014 Bourgogne.jpegEt si nous commencions à intégrer quotidiennement l’éventualité de l’effondrement ? Et si nous choisissions de ne pas la chasser de notre esprit quand elle affleure, mais plutôt d’avoir le courage d’imaginer un monde presque sans pétrole (et qui ne s’y est pas pris assez tôt pour que ça se passe en douceur)…

Comme par rapport à la mort, en fait ! Regarder notre vulnérabilité individuelle et collective, imaginer sereinement — ou non —  les conséquences d’un effondrement… et nous entraider dans cette anticipation, pour être prêts à nous entraider « le jour d’après »…

Mayenne en Transition avait commencé à y réfléchir, d’où le schéma ci-dessous, une « carte mentale » interactive (mot de passe : transition). En anglais, il y a beaucoup de ressources, surtout étasuniennes – il faut chercher « Emergency Preparedness ».

A vos commentaires !!!

A suivre dès le 1er mai… (en mai, cueille du muguet ?)

https://anambles.files.wordpress.com/2011/11/resilience-locale-urgence2.jpg?w=1093&h=773Article, dessin et « carte mentale » (« mindmap ») publiés sous licence Creative Commons.
Les utilisations non commerciales sont autorisées à condition de citer la source. (les utilisations commerciales restant soumises à son autorisation).Logo de l’association

Covoiturons ! Facilitons le covoiturage !

« Le covoiturage : le plein d’avantages ! »
pour les organisateurs, les participants potentiels, l’environnement…
Les maigres inconvénients ne font pas le poids !

Nous vous encourageons à interpeller systématiquement les organisateurs d’événements en tout genre sur ce qu’ils ont prévu pour faciliter le covoiturage (ci-dessous quelques canaux, en vert). Certains écrivent « pensez à covoiturer ! » : un vœu pieu c’est mieux que rien…

Covoiturons, pour

– pouvoir participer si on n’a pas de véhicule ou pas de quoi l’abreuver, ou pas envie de conduire la nuit, etc.

– ne pas se « dégonfler » (renoncer au dernier moment), et ne pas  y aller seul-e, ne pas se trouver seul-e sur place,

– en profiter pour faire connaissance et passer un moment agréable,

économiser du carburant (euros, énergies fossiles — ou électricité si hybride) —, limiter les émissions de gaz à effet de serre et autres nuisances

sur place : limiter l’étalement du stationnement, la surface de terre tassée par les véhicules, le temps de stationnement, la distance à parcourir depuis la voiture, etc.

à vous de compléter… (en commentaire, et nous intégrerons votre commentaire)

Comment faciliter le covoiturage quand on organise quelque chose ?

– on peut indiquer un site de covoiturage, et créer un événement sur certains sites,

– on peut proposer un contact (@dresse et téléphone) de quelqu’un qui coordonne, en général il y a très peu de demandes et c’est une tâche très légère,

– on donne un numéro de tél. (fixe de préférence) pour les non-internautes,

– si les participants sont peu nombreux et d’accord pour faire voir leurs @dresses, un courriel collectif peut suffire, en donnant ou demandant les lieux de départ,

– on peut ouvrir un document collaboratif sous forme de tableur, si possible sans obliger les personnes à donner leurs coordonnées (diverses astuces sont disponibles)

– on peut ouvrir une page de commentaires dans un blog ou similaire sur internet, ou utiliser la page qui annonce l’événement si elle est ouverte aux commentaires : les intéressé-e-s y inscriront leur offre ou demande (avec les informations mentionnées en rouge en début d’article), et comment les joindre (recevoir automatiquement les nouveaux commentaires ?).

Informations (rubriques) : nombre de places, lieu précis, date, créneau horaire, contrepartie souhaitée, conditions, remarques…

Nous proposons aussi cette page pour que vous inscriviez vos offres et demandes sous forme de commentaire pour des événements dont les organisateurs n’ont rien prévu.  Vous pouvez demander à être informé-e automatiquement quand un nouveau commentaire est publié.

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