Archives mensuelles : avril 2018

Facilitons et pratiquons le covoiturage !

« Le covoiturage : le plein d’avantages ! »
pour les organisateurs, les participants potentiels, l’environnement…
Les maigres inconvénients ne font pas le poids !

Nous vous encourageons à interpeller systématiquement les organisateurs d’événements en tout genre sur ce qu’ils ont prévu pour faciliter le covoiturage (ci-dessous quelques canaux, en vert). Certains écrivent « pensez à covoiturer ! » : un vœu pieu c’est mieux que rien…

Covoiturons, pour

– pouvoir participer si on n’a pas de véhicule ou pas de quoi l’abreuver, ou pas envie de conduire la nuit, etc.

– ne pas se « dégonfler » (renoncer au dernier moment), et ne pas  y aller seul-e, ne pas se trouver seul-e sur place,

– en profiter pour faire connaissance et passer un moment agréable,

économiser du carburant (euros, énergies fossiles — ou électricité si hybride) —, limiter les émissions de gaz à effet de serre et autres nuisances

sur place : limiter l’étalement du stationnement, la surface de terre tassée par les véhicules, le temps de stationnement, la distance à parcourir depuis la voiture, etc.

à vous de compléter… (en commentaire, et nous intégrerons votre commentaire)

Comment faciliter le covoiturage quand on organise quelque chose ?

– on peut indiquer un site de covoiturage, et créer un événement sur certains sites,

– on peut proposer un contact (@dresse et téléphone) de quelqu’un qui coordonne, en général il y a très peu de demandes et c’est une tâche très légère,

– on donne un numéro de tél. (fixe de préférence) pour les non-internautes,

– si les participants sont peu nombreux et d’accord pour faire voir leurs @dresses, un courriel collectif peut suffire, en donnant ou demandant les lieux de départ,

– on peut ouvrir un document collaboratif sous forme de tableur, si possible sans obliger les personnes à donner leurs coordonnées (diverses astuces sont disponibles)

– on peut ouvrir une page de commentaires dans un blog ou similaire sur internet, ou utiliser la page qui annonce l’événement si elle est ouverte aux commentaires : les intéressé-e-s y inscriront leur offre ou demande (avec les informations mentionnées en rouge en début d’article), et comment les joindre (recevoir automatiquement les nouveaux commentaires ?).

Informations (rubriques) : nombre de places, lieu précis, date, créneau horaire, contrepartie souhaitée, conditions, remarques…

Nous proposons aussi cette page pour que vous inscriviez vos offres et demandes sous forme de commentaire pour des événements dont les organisateurs n’ont rien prévu.  Vous pouvez demander à être informé-e automatiquement quand un nouveau commentaire est publié.

à vous de compléter ci-dessous, et nous enrichirons l’article grâce à votre commentaire, merci d’avance !

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En avril, prends conscience du péril…

Kanar Kaddie terre

(la suite le 1er mai ! et en juin) par Anne Amblès –

Ci-contre et les 2 « humours » suivants : ©Kanar.be (avec notre gratitude)

Effondrement en vue ! nous disent les « collapsologues » qui voient que notre Titanic n’a plus assez de marge de manœuvre pour éviter le gigantesque iceberg.

Collapsologues = spécialistes de l’effondrement. Un jeu de mots pour dédramatiser : apocalypse ou Happy Collapse (« effondrement heureux », en anglais prononcé à la française).

Kanar pic pétrolierAlors est-ce que la transition toute douce a encore un sens ? Ou faut-il préparer « le jour d’après » qui sera plutôt « l’année d’après » à en croire ces spécialistes ?

A mon sens, la préparation dans la tête et dans le cœur est un facteur essentiel de résilience : ainsi nous serons moins pris au dépourvu, moins démunis, moins dans un accablement de victimes (ou d’autruches qui ne comprennent plus rien en relevant la tête).

Kanar prix du petroleEvidemment, nous préparer en aménageant nos modes de vie, collectivement, est aussi essentiel, et même s’il est déjà trop tard pour une réelle adaptation massive, chaque petit pas effectué avant l’éventuelle déflagration limitera les dégâts. La crise systémique de la société occidentale est déjà manifeste, en filigrane…

Pour lire et écouter les « collapsologues » : en priorité les livres co-écrits par Pablo Servigne, jeune papa, et les articles d’Yves Cochet, jeune septuagénaire (article phare dans Libé). Suggérez à votre médiathèque d’acquérir Comment tout peut s’effondrer et L’entraide, l’autre loi de la jungle. Le site de Pablo est une mine d’informations. Voyez aussi les publications de Benoît Thévard. Ainsi que Régis Chamagne, avec une sensibilité et un ton différents.

Vidéo : l’embarras du choix… vous pouvez commencer par la web-série documentaire NEXT, courtes vidéos progressives réalisées grâce au financement participatif. D’autres vidéos seront alors suggérées par internet.

2 minutes animées et la question « comment prendrez-vous le tobbogan ? »
… la Transition prépare un parachute pour la fin.

Et un ajout d’août 2018, toute une série de documents : « la fin est proche », par « Arrêt sur Images« .

L’Institut Momentum  regroupe des chercheurs en pointe.

A notre avis, tout ce qui mène vers davantage d’autonomie et de lucidité, en tout domaine, nous rend moins vulnérables. En commençant par les activités qui nous mettent en lien, qui positivent notre interdépendance. Car qui dit lien dit confiance, entraide, échanges, mieux-être. C’est pourquoi le lien est le premier facteur de résilience d’une communauté, d’une société (historiquement, actuellement…).

 

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En couverture du Manuel de Transition, 2010

Transition-Barrie-LogoLa plupart des participants au groupe Mayenne en Transition (très actif de 2010 à 2015) sont engagés dans l’aventure de la monnaie libre, au sein de l’association Le-Sou et de la communauté des utilisateurs de la première monnaie libre au monde, la Ğ1. Une utopie sociale en marche ! logoSouBienvenue aux pionniers et aux curieux ! Aux pessimistes aussi. Certes l’appui sur internet — point fort actuel : décentralisation, gestion collaborative, sécurisation — pourrait devenir le point faible de la monnaie libre en cas d’effondrement total, mais justement Le-Sou œuvre pour développer les circuits courts et les liens.

dessin 2014 Bourgogne.jpegEt si nous commencions à intégrer quotidiennement l’éventualité de l’effondrement ? Et si nous choisissions de ne pas la chasser de notre esprit quand elle affleure, mais plutôt d’avoir le courage d’imaginer un monde presque sans pétrole (et qui ne s’y est pas pris assez tôt pour que ça se passe en douceur)…

Comme par rapport à la mort, en fait ! Regarder notre vulnérabilité individuelle et collective, imaginer sereinement — ou non —  les conséquences d’un effondrement… et nous entraider dans cette anticipation, pour être prêts à nous entraider « le jour d’après »…

Mayenne en Transition avait commencé à y réfléchir, d’où le schéma ci-dessous, une « carte mentale » interactive (mot de passe : transition). En anglais, il y a beaucoup de ressources, surtout étasuniennes – il faut chercher « Emergency Preparedness ».

A vos commentaires !!!

A suivre dès le 1er mai… (en mai, cueille du muguet ?)

https://anambles.files.wordpress.com/2011/11/resilience-locale-urgence2.jpg?w=1093&h=773Article, dessin et « carte mentale » (« mindmap ») publiés sous licence Creative Commons.
Les utilisations non commerciales sont autorisées à condition de citer la source. (les utilisations commerciales restant soumises à son autorisation).Logo de l’association